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     J'ai connu un temps où l'on était bien plus heureux qu'aujourd'hui même si ce n'était pas toujours facile. Les vaches broutaient dans les champs de la bonne herbe bien grasse. Le lait était du vrai lait non trafiqué. Nostalgie, quand tu nous tient... 

    La vie d’aujourd’hui, en surface, peut-être mieux qu'avant en apparence ; mais ce que nous mangeons est dégelasse à cause des super et hypers marchés qui nous nourrissent avec de la bouffe trafiquée. L'air est pollué, la vie est inabordable, le mondialisme et le capitalisme à outrance nous font payer très cher la vie que l'on mène ! N. GHIS.

    Verte camapgne

     

    J'ai connu cette  verte campagne de mes jeunes années de vie

    et j'y étais heureuse.


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    Chanelle la petite chatte européenne.

     

    En écrivant, L’histoire de Sampa : petit frère jumeau du Sampa de George Chelon. L'histoire de mon Sampa à moi, déjà vieille de plusieurs années puisque je ne peux plus aller et venir à ma guise comme avant, s’est rappelée à ma mémoire. J'ai voulu la rende présente en me la remémorant au temps présent. C'est en lisant l'histoire de Loupzen qu'elle m'est revenu en mémoire. Avec J-M, nous avons souvent recueillis des animaux mis en danger par l'homme. Nous avons aussi recueillit une petite chatte que nous avons baptisée Chanelle : jolie petite chatte Européenne jetée par la vitre ouverte entièrement de la portière côté passager d'une voiture sur une route heureusement départementale.

    La pauvre bête, encore un chaton, était enfermée dans un sac plastique et, une chance pour elle, le sac à atterrit sur le bac-côté de la route très herbeux, ce qui lui sauva la vie, bien que la route fut bordée à peu près tous les deux mètres de platanes et avec la vitesse moyenne de la voiture, le petit paquet aurait pu aller percuter l'un des troncs et  le petit être vivant enfermé dans ce sac de super marché, tué sur le coup.

    Jean-Michel ralenti bien qui ne roula pas vite parce qui s'était aperçu que le sac bougeait. Il stoppa sur le bas côté herbeux, me demanda d'aller prendre le petit sac de plastique : ce que je fis promptement de peur des voitures qui nous rasaient. Je remontais vite dans notre voiture et je défis le nœud du sac pour en sortir une mignonne petite chatte d'à peine trois mois.

    Certaines gens sont méchants et n’ont aucun humanisme ! Chanelle vît encore et c'est ma fille qui l'a adopté lorsque nous l'avons ramené à la maison. Chanelle à aujourd'hui 18 ans et toujours alerte.

    Voilà encore une histoire qui finit bien mais qui a failli finir tragiquement si nous nous étions pas arrêtés pour prendre ce petit paquet vivant et tout apeuré heureusement tombée dans l'herbe bien grasse, ce qui l'a, malgré tout, protégé d'un sort funeste. Elle qui à eu la chance de tomber sur nous qui avons vu la chose arrivée avant qu'elle ne à sorte du sac et de se fasse écraser par les voitures qui passaient par cette route.

    Il y a vraiment des gens qui mériteraient d'être punis pour des actions aussi méprisantes !

    N. Ghis.

     


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    Donner son sourire...

      

    Savoir donner son sourire

     

    Un sourire ne coûte rien et peut apporter beaucoup. Il enrichit ceux qui le reçoivent sans appauvrir ceux qui le donnent. Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est éternel. Personne n’est assez riches pour s'en passer. Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter. Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires. Il est le signe sensible de l’amitié. Un sourire donne du repos à l’être fatigué. Il rend du courage au plus découragé. Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler, car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne. Si quelques fois vous rencontrez une personne qui ne sait plus sourire, Soyez généreux : donnez-lui le votre, car nul n’a le plus besoin d’un sourire, que celui qui ne sait plus en donner aux autres parce qu'il a perdu le siens. Un sourire ne s'use pas. C'est encore une des seules choses gratuites sur cette terre. Un sourire spontané peut embellir la journée d'une personne triste pour une raison qui vous ait inconnue ; mais votre sourire peut l'aider à réagir et sortir de sa tristesse.

    N. Ghis.


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    C'est une histoire vraie ! Cela m'est arrivé !

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    « Sampa » petit chien bâtard

     

    J'ai lu le récit de Loupzen qui, défendant un petit garçon des griffes d'un homme pas très recommandable, m'a fait sourire me rappelant l'expérience que j'ai vécu au sujet d'un petit chien frappé à coup de pieds par un maître  sans aucune conscience, car comme lui, bien que je sois femme, si je vois un enfant mal traité dans la rue par sa mère ou bien par son père ou qui que ce soit d'autre, je me sens obligée de m'en mêler. Je me transforme alors en protectionniste de l’opprimé et tant pis pour moi si je prends des rebuffades ou si je suis molestée ! C'est plus fort que moi ! Je ne me rends pas compte que je peux courir à un grave danger et prendre un mauvais coup.  Je réfléchis après coup. (on appelle cela de la témérité ) et c’est un vilain défaut quelque part dans certaines situations comme cette fois-là car, de nos jours, le danger est partout et je peux me prendre un mauvais coup: Nous ne savons pas sur qui l'on peut tomber ? Mais je n’arrive pas à me contrôler devant des situations inacceptables pour une personne ayant conscience du mal vivre pour les animaux, comme pour les enfants ou des personnes affaiblies par une vie cruelle.

    Tant et si bien que j'interviens et vocifère quelques mots bien sentit à l'encontre de la personne malfaisante, menace à l'appui d'appeler les flics pour maltraitance à enfant. Lorsque c'est un chien, et cette histoire m'est arrivée, ma réaction est la même et je fonce sans réfléchir à la défense de la bête en abreuvant le propriétaire de l'animal de sacré noms d'oiseaux ! Et pour peu que le mec me "gueule" dessus : Qu'est-ce que t’as toi ! De quoi J'me mêle ! Et d'abords j'cause pas aux femmes ! C'est la seule phrase qu'il ne faut jamais prononcer devant moi car mes démons se déchaînent et m'accompagnent dans ma tirade furibonde qui laisse en général, le malotrue, et mes adversaires occasionnels sans voix devant mon culot.

    — « Ah ! Tu ne parles pas aux femmes ! Et bien moi, je parle aux hommes ! Et ce que tu as entre les jambes te sert, décidément, qu'à t'exercer sur plus faible que toi ! Je plaint ta femme si tu en as une ! Et ce que tu as toi, bien caché entre tes jambes ! Moi, je les ai bien visibles et en ce moment je m'en sert pour te faire face espèce de sagouin!

    Le bonhomme, interloqué, me lance un regard de défi, sûr d'avoir le dessus sur moi, sans s'apercevoir de l'attroupement qui s'était formé autour de nous : " Toi ! T'as des couilles ! ha ha ha ! J'voudrais bien les voir, tes couilles ! Connasse !

    « Ah ! Tu veux les voir espèce de sagouin ! Mais je te préviens : elle sont plus grosses que les tiennes espèce de lâche ! Tu ne mérites même pas d'être un homme ! Regarde-les bien : les voilà et moi je les montre car je ne suis pas lâche comme toi ! Elles sont là à la vu de tous ! Fis-je en soupesant avec mes deux mains...« mes seins ».

    «Viens te frotter à moi si tu l'oses ! T'as vu les gens qui nous regardent ? Y'a des témoins ! Ils ont tout vu !

    Et voilà que de l'attroupement un rire fuse et gronde de toutes part, suivit d’applaudissements à mon encontre, car entre deux promptes mouvements, j'avais arraché le petit chien à son maître sans me soucier des représailles qui auraient pu me tomber dessus. Tout en le menaçant d'aller porter plainte à la police contre lui, au paravent, dans ma colère, en voyant cet homme martyriser la pauvre bête. En m’avançant vert l’énergumène, j'avais pris mes précautions en le photographiant avec mon portable en pleine action sur la pauvre bête. J'avais aussi photographié l’immatriculation de sa voiture. Donc, j’avais tout ce qu’il me fallait pour lui faire comprendre qu’il n’avait qu’à s’écraser. Je lui signifiais qu'il était fiché. Qu’il était cuit s’il s’avisait d’aller porter plainte pour ce que venais de faire ! Il ne fit rien sachant très bien que j'aurais forcément gain de cause contre lui, vu que bon nombre de gens avaient assisté à la scène depuis le début, outrés comme moi, du comportement brutal de cet homme cruel envers son animal.

    Blesser dans son amour propre d'être pris en faute par une femme, en théorie, plus faible que lui, qui avait osé se mêler de ce qui, pour lui, ne la regardait pas au beau milieu d'une foule comme témoin. Il était, en effet, pris au piège et ne pouvais certainement pas me molester comme il l'aurait voulu. Il ne demanda pas son reste : monta dans sa voiture et fila à vive allure frôlant les autres véhicules en stationnement. Ce jour-là, j'étais en courses dans un hyper marché et heureusement, j'avais terminé. Je fis monter le petit chien dans ma voiture. Il tremblait et moi avec : Je tremblais de tous mes membres jusque chez moi de colère et d'émotion, tout en vociférant contre ce sale type, car l'adrénaline n'était pas redescendu à son minimum. Lorsque jean-Michel me vit arriver avec les courses et le petit chien, Il en est resté comme deux ronds de frite ! Je le laissais là, avec les courses, et m'occupait du petit chien en lui donnant à boire tout en le rassurant. La pauvre bête ne devait pas en être à sa première rouste gratuite de la part cet abrutit qui lui servait de maître ? Nous avons gardé le petit chien pour ne pas lui faire connaître la fourrière en plus de ce qu'il venait de subir. Nous l'avons mené chez le veto pour voir s'il n'avait rien de grave, vu les coups de pieds qu'il s'était pris dans le ventre et un peu partout sur le corps puisqu'il avait saigné de sa petite gueule.

    Le chien nous prit en affection immédiatement. Nous l'avons appelé : "Sampa": comme dans la chanson de Georges Chelon. C'était un adorable petit chien bâtard que nous avons perdu il n'y a pas très longtemps. Voilà son histoire. Je ne supporte pas que l'on maltraite les femmes, les enfants et encore moins les animaux ! Je suis féministe et les hommes ne me font pas peur.

     

    N. Ghis. 

     

    Texte écrit le 24 avril 2017 

     

     


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  • Les malheurs de Gigi. 

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    La mise à mort du cochon

     

    En Normandie, tous les ans et même plusieurs fois dans l'année, on mettait à mort un gros porc bien dodu afin d'avoir de la bonne viande à disposition toute l'année en plus des œufs avec lesquels on faisait des tas de chose comme les bons gâteaux. La ferme n'était pas en peine de nourriture! Il y avait des poulets, des lapins, des canards qui de temps à autre, chacun leur tour, passaient à la casserole. 

    Et  oui! La fermière faisait aussi du bon beurre à la baratte après avoir retirer le petit lait avec lequel elle faisait du fromage blanc à la faisselle. 

    Gigie se régalait aussi du bon lait qui sortait tiède du pie de la vache tous les matins. Avec son grand bol de lait, Gigi mangeait deux grandes tartines de pain de campagne avec du bon beurre provenant de ce même lait fabriqué à la baratte.

    Le bon camembert de Normandie n'était pas fait de la même manière. Une fois le bon lait caillé, on le mettait dans récipients ronds, et on le laissait s'affiner. Gigi n'avait pas le droit d'aller voir comment le fromage se faisait. Elle avait juste le droit d'en manger lorsque celui-ci était à point.

    Pour en revenir au cochon, lorsque arrivait le moment fatidique de sa mise à mort, la pauvre bête était mis dans une porcherie fermée au jour, justement réservée à cet effet: Le noir affaiblissait l'agressivité du porc et c'était indispensable et nécessaire pendant une semaine au moins, afin de déshabituer l’animal de la lumière du jour : ainsi, il était plus facile de l’attraper, le manipuler pour l'extirper de la porcherie. Les fermiers n'étaient pas trop de cinq pour sortir le cochon éblouit. Ils s’employaient à museler l'animal avec une sorte de tresse très solide qu'on lui passait dans la gueule, et qui permettait de tenir sa tête pendant l'opération. Cinq à six personnes n'étaient pas de trop pour immobiliser l'animal qui hurlait, beuglait à plein poumons, sachant sans doute, ce qui l'attendait.

    Le travail ne faisait que commencer et c'était le plus facile! La veille, le fermier et la fermière avaient mis en place une échelle en équilibre entre deux grosses bottes de foin avec, en dessous, une espèce de gros seau en bois de chêne réservé à cet effet afin de récupérer le sang lorsque le cochon serait égorgé. 

    C’était pour Gigi ce qu’il y avait de plus dur que de voir souffrir la bête. Pour les paysans Normands, tuer le cochon était un rituel très important qui amenait du monde pour aider, et ça se faisait avec un très long et gros couteau très effilé que le fermier avait déjà montrer à Gigi.

    Tuer le cochon était une fête très appréciée des fermiers alentour et pour cette cérémonie, les hommes et les femmes n'étaient pas moins d'une quinzaine. Les femme s'affairaient autour du grand feu; n'omettant pas de recharger celui-ci en bûches. Le grand baquet d'au moins deux mètres de circonférence, remplit d'eau au trois quart, reposait depuis le matin à l'aube, bien calé sur des grosses pierres et chauffant sans interruption. Il fallait bien cela pour réussir ce fameux cochon !

    Définitivement saigné et son sang récupérer dans le grand récipient en dessous de l'échelle, on remuait avec la main et toutes les impuretés s'agglutinaient, constituant une véritable éponge que l'on pouvait retirer. Le sang était ensuite filtré dans une passoire garnie d'un linge blanc bien propre et mis de côté. Un peu plus tard dans la journée, il servirait à préparer le boudin.

    Une fois toutes ces opérations faites dans l’ordre, le cochon était alors ébouillanté, dans de l'eau à 85-90°... peut-être plus de 100° dans le grand baquet, afin d'enlever le plus gros des poils et l'on terminait l'opération avec un racloir : outil constitué d'une vieille lame de faux. Les sabots étaient enlever facilement et soigneusement curés.

    L'étape suivante consistait à ouvrir la bête et à enlever boyaux, poumons et foie. Les boyaux étaient raclés, nettoyés et mis de côté dans un panier en osier. Les poumons et le foie étaient suspendus un moment pour qu'ils puissent s'égoutter. On disposait la tête et divers abattis dans un grand chaudron rempli d'eau et on laissait cuire pendant 1 h 30 à 2 h. Les femmes coupaient alors la viande en petits morceaux, la mélangeaient avec le sang et en emplissaient les boyaux qu'elles mettaient à cuire dans la même eau, pendant une heure supplémentaire. Une fois le cochon enlevé de toutes ses impuretés, on se mettait à plusieurs pour l'enlever de la cuve sans se brûler, et la bête se retrouvait pendue la tête en bas pour terminer de la laver et de la préparer pour la suite.

    L'étape suivante consistait à ouvrir la bête et à enlever boyaux, poumons et foie. Les boyaux étaient raclés, nettoyés et mis de côté dans un panier en osier. Les poumons et le foie étaient suspendus un moment pour qu'ils puissent s'égoutter. On disposait la tête et divers abattis dans un grand chaudron rempli d'eau et on laissait cuire pendant une heure 30 à deux heures. Les femmes coupaient alors la viande en petits morceaux, la mélangeaient avec le sang et en emplissaient les boyaux qu'elles mettaient à cuire dans la même eau, pendant une bonne heure supplémentaire.

    Ainsi se terminait la première journée ; on goûtait le boudin, arrosé de vin de pays et de gnôle et on jouait à la manille jusqu'à deux heures du matin. Ainsi se terminait la première journée ; on goûtait le boudin, arrosé de vin de pays et de gnôle et on jouait à la manille jusqu'à deux heures du matin.

    Le deuxième jour débutait par le traditionnel casse croûte où tout le monde était convié. Puis, on commençait à découper le cochon : jambons, poitrine, lard, La viande rouge et le foie qui allaient servir à la confection de la saucisse, ainsi que la viande blanche pour le saucisson, étaient choisis à ce moment-là. Les hommes adoraient la tête de cochon et les tripes confectionnés par les femmes qui étaient chargées découper les meilleurs morceaux et les assaisonner avant de mettre tout ce mélange que l'on salait, avant de mettre le tout dans des pots en terre afin de conserver la viande pour plus tard.  On n'oubliait pas de faire cuire sur le grille ce qui avait été préparé pour l'occasion. Il ne restait plus qu'à goûter afin de vérifier les proportions, à la plus grande joie des enfants qui savaient être là au bon moment!

    Les boudins étaient fait avec le sang cuisiné et les véritables boyaux du cochon après avoir été pendus dans une pièce fraîche où on les remplissait à l'aide d'une machine à mains dont l'orifice de sortie avait exactement la grosseur d'un boudin à l'oignon. Chaque longueur de boudin estimée nécessaire pour confectionner un chapelet, se retrouvait tortillée avant d'être enroulées sur elle même en une sorte de tour à boudin.

    Une fois cuits, les saucissons étaient suspendus dans la cuisine près de l'âtre, pour qu'ils sèchent plus rapidement. Les premiers saucissons étaient traditionnellement consommés à Pâques. Quant à la saucisse, on la mangeait plus rapidement, dès qu'elle était suffisamment sèche.

    Du cochon, rien ne se perdait! Les os étaient consommés immédiatement en coustillous accompagnés de fayots, ou bien mis au sel pendant 8 à 15 jours pour accommoder de succulentes soupes aux choux. Un repas traditionnel aux fayots se tenait le soir du deuxième jour. Il marquait la clôture de cette fête improvisée. Certains venaient de loin pour y participer.

    Gigi garde le souvenir d'une ambiance extraordinaire, souvent largement encouragée par le vin et la gnôle locale. Les repas se terminaient par la dégustation des oreillettes, sortes de pâtes, entre beignets et crêpes, que l'on cuisait dans la graisse du cochon.

    Seules les femmes participaient à la troisième journée. Elles terminaient le travail en accommodant les fritons et les derniers restes. Alors, chacun rentrait chez soi, en attendant le prochain cochon que l'on tuait souvent quelques jours plus tard chez un ami ou un proche voisin.

    Peu de familles perpétuent encore aujourd'hui la " cérémonie " du cochon, comme on la nomme encore dans certaines régions. En tout cas, Gigi en à gardé un souvenir impérissable de ces grandes fêtes qui rythmaient la vie des hommes, des femmes et celle de leur terre.

    N. GHIS.

     

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  • Namasté 

    Les malheurs de Gigi

     

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    La balançoire

     

    Le fermier à la grosse voix, après s’être fait supplier pendant des jours par ses deux fillettes, avait décidé, afin de leurs faire plaisir, de fabriqué une balançoire. Pour ce faire, il avait choisi le seul arbre qui trônait au beau milieu de la cour de ferme, entre le tas de fumier, et la mare aux canards.

    C’était le seul arbre à porté de vue de sa femme, de façon à toujours garder un œil sur les enfants. Une branche semblait, à vue d’œil, assez robuste pour supporter le poids des gamines: elle était à bonne hauteur, et paraissait assez robuste pour faire une belle balançoire.

    Le fermier entreprit donc les travaux, surveillé par les trois fillettes, impatientes de pouvoir s’amuser chacune leur tour à se balancer. Déjà, elles se chamaillaient pour savoir qui allait s’asseoir sur cette balançoire et commencer la première à se balancer.

    La plus grande : Marguerite, pour mettre les deux plus jeunes d’accords, se proposa pour les pousser chacune leur tour. Et ça papotait pendant que le fermier s’activait aux travaux qu’il s’était fixé.

    Lorsque la balançoire fut enfin terminée, il permit aux fillettes de l’essayer. Marguerite voulu, sous prétexte d’être la plus grande, monter dessus la première pour être sûr de sa solidité : chose que son père avait vérifié avant qu’elle ne se l’approprie en aînée.

    Après en avoir profité tout son sous pendant un bon quart d’heure alors que les deux gamines piaffaient d’impatience, elle se décida, enfin, à descendre et désigna sa sœur pour monter sur la planche.

    Gigie rouspétait et piétinait devant les deux sœurs qui s’amusaient sans elles. Comme elle en avait assez d’attendre son tour, elle décida se s’en aller pleurnicher sous la grande table de la ferme qui était son coin favori pour bouder.

    Les deux sœurs s’amusèrent toute la matinée sans s’occuper de Gigie toujours cachée sous la table de ferme. Midi sonna à la grande horloge. Et Gigie déjà très fière et orgueilleuse, décida de ne plus leurs adresser la parole jusqu’à temps qu’elle décide que sa colère après elles était passée.

    Elle sortit de dessous la table, se lava les mains, et aida la fermière à mettre la table pour les paysans qui allaient bientôt rentrer des champs avec le patron. La grande marmite accrochée à la crémaillère de la grande cheminée, sentait bon le ragoût préparé avec tout le savoir faire de la fermière. C’est qu’il en fallait pour remplir le ventre des ces sacrés gaillards qui travaillaient du matin au soir dans les champs!

    La grosse miche de pain de campagne était déjà sur la table, enveloppée dans un grand torchon tout blanc, le pot de rillettes fait maison également. Gigie salivait rien qu’à la pensée d’en avoir une grande tartine pour elle toute seule.

    Enfin, le fermier et les paysans arrivèrent pour se mettre à table après s’être lavés les mains dans le grand bassin réservé à cet effet. Ils prirent place sur les bancs autour de la table de ferme. Le fermier prit la grosse miche de pain, enleva le torchon blanc, prit son opinel, traça un signe de croix à l’envers du pain, et commença à découper des tranches pour chacun des hommes qui se servirent dans le gros pot de rillettes et en tartinèrent abondamment leur tranche de pain.

    Et ça discutait dur sur le travail restant à accomplir pour la journée. Gigie ayant eu le droit à sa tranche de pain tartinée de rillettes, mangeait de bon cœur, tout en observant que la place de Marguerite et de Justine était inoccupée. Elle se disait qu’elles allait se faire gronder de n’être pas à l’heure du repas, quand les deux petites friponnes rentrèrent en courant et riant comme des folles. Leur père les arrêta net :

    Vous ne connaissez pas l’heure des repas ? Vous n’avez donc pas faim? Puisque c’est ainsi, vous vous passerez de manger et resterez tout le reste du temps et jusque ce soir, dans votre chambre. Pour ne pas avoir respecter la tradition, vous ne descendrez pas non plus pour le goûter.

    Les deux sœurs, muettes de peur, ne pipèrent pas un mot, et montèrent dans leur chambre en pleurant. Elles avaient fait en rager Gigie et elles le payaient bien! Toute contente d’être la petite fille sage, Gigie se dit que c’était bien fait pour elles si elles avaient oublié l’heure du repas de midi.

    Gigie, elle avait le ventre bien plein, et tant pis pour elles si elles avaient faim. Elles n'avaient qu’à laisser la balançoire et venir manger. La bonne leçon servait pour elle aussi car s’il lui arrivait de ne pas penser à être à l’heure des repas, elle savait à l’avance ce qui l’attendrait.

    Quand les paysans eurent finit de s’attabler, ils se levèrent et sans plus attendre, s’en allèrent pour reprendre les travaux des champs.

    Gigie, très sage pendant tout le repas, aida à débarrasser la table puis, n’ayant pas fait de balançoire, elle demanda à la fermière si elle pouvait aller en faire un petit peu. Celle-ci lui donna l’autorisation, car le reste n’était pas de son ressort, et trop dur pour elle.

    En effet, dans le temps, tous ce qui constituait les déchets comme les épluchures de pommes de terre et toutes sortes de divers légumes, n’étaient pas jetés, et l’eau de vaisselle non plus, car on employait pas de détergent. La seule chose que la fermière se permettait lorsque c’était nécessaire pour les assiettes et les couverts, était le mir qui, à l’époque de Gigie, n’était pas toxique du tout pour les cochons. Et puis, la fermière n’en mettait que très peu. Pour le reste, on nettoyait les grosses casseroles, les chaudrons, les poêles, dehors avec la cendre de cheminée.

    La vaisselle était faite à l’eau bouillante et essuyée tout de suite pour qu’elle ne graisse pas.Tout les déchets, les restes non consommé en plus de l’eau de vaisselle représentait la pâté pour les cochons que la fermière servait vers dix huit heure. Ils était mis à cuire au feu de bois, à l’extérieur de la ferme, dans l’après-midi, pendant 1 heure, dans de grandes lessiveuse qui ne servaient qu’à ça puis, on laissait refroidir la mixture qui constituaient leur soupe à laquelle y était ajouté du son pour plus de consistance et aussi pour mieux les engraisser : la mixture était versée dans les grandes auges à cochons.

    La fermière leur servait vers dix huit heure. Les cochons mangeaient comme des gloutons ;

    de gros gorets, et Gigie aimait bien les regarder farfouiller avec leur groin dans leur pâté en grognant, hurlant et couinant. Ils se poussaient pour avoir la plus grosse part, et jusqu’à mettre leur pattes dans l’auge en faisant de grands « Oooooinnnkk-uuiiiii », et Gigie aimait les regarder faire. Ça l’amusait. Ce qui ne lui plaisait pas, c'est que le plus gros des cochons serait sacrifié bientôt, vers le mois de février. Tout le voisinage serait convié à la fête du cochon.

    Lorsque arrivait le moment fatidique, le pauvre cochon était mis dans une porcherie fermée au jour, justement réservée à cet effet. Le noir était indispensable pendant une semaine au moins, afin de déshabituer l’animal de la lumière du jour : ainsi, il était plus facile de l’attraper, le manipuler pour l'extirper de la porcherie. Les fermiers n'étaient pas trop de cinq pour sortir le cochon éblouit. Ils s’employaient à museler l'animal avec une sorte de tresse très solide qu'on lui passait dans la gueule, et qui permettait de tenir sa tête pendant l'opération. Cinq à six personnes n'étaient pas de trop pour immobiliser l'animal qui hurlait, beuglait à plein poumons, sachant sans doute, ce qui l'attendait.

    Le travail ne faisait que commencer et c'était le plus facile! La veille, le fermier et la fermière avaient mis en place une échelle en équilibre entre deux grosses bottes de foin avec, en dessous, une espèce de gros seau en bois de chêne réservé à cet effet afin de récupérer le sang lorsque le cochon serait égorgé. C’était pour Gigie ce qu’il y avait de plus dur que de voir souffrir la bête. Pour les paysans Normands, tuer le cochon était un rituel très important qui amenait du monde pour aider, et ça se faisait avec un très long et gros couteau très effilé que le fermier avait déjà montrer à Gigie. Tuer le cochon était une fête très appréciée des fermiers alentour et pour cette cérémonie, les hommes et les femmes n'étaient pas moins d'une quinzaine. Les femme s'affairaient autour du grand feu; n'omettant pas de recharger celui-ci en bûches. Le grand baquet d'au moins deux mètres de circonférence, remplit d'eau au trois quart, reposait depuis le matin à l'aube, bien calé sur des grosses pierres et chauffant sans interruption. Il fallait bien cela pour réussir ce fameux cochon !

    Définitivement saigné et son sang récupérer dans le grand récipient en dessous de l'échelle, on remuait avec la main et toutes les impuretés s'agglutinaient, constituant une véritable éponge que l'on pouvait retirer. Le sang était ensuite filtré dans une passoire garnie d'un linge blanc bien propre et mis de côté. Un peu plus tard dans la journée, il servirait à préparer le boudin.

    Une fois toutes ces opérations faites dans l’ordre, le cochon était alors ébouillanté, dans de l'eau à 85-90° dans le grand baquet, afin d'enlever le plus gros des poils et l'on terminait l'opération avec un racloir : outil constitué d'une vieille lame de faux. Les sabots étaient enlever facilement et soigneusement curés.

    L'étape suivante consistait à ouvrir la bête et à enlever boyaux, poumons et foie. Les boyaux étaient raclés, nettoyés et mis de côté dans un panier en osier. Les poumons et le foie étaient suspendus un moment pour qu'ils puissent s'égoutter. On disposait la tête et divers abattis dans un grand chaudron rempli d'eau et on laissait cuire pendant 1 h 30 à 2 h. Les femmes coupaient alors la viande en petits morceaux, la mélangeaient avec le sang et en emplissaient les boyaux qu'elles mettaient à cuire dans la même eau, pendant une heure supplémentaire. Une fois le cochon enlevé de toutes ses impuretés, on se mettait à plusieurs pour l'enlever de la cuve sans se brûler, et la bête se retrouvait pendue la tête en bas pour terminer de la laver et de la préparer pour la suite.

    L'étape suivante consistait à ouvrir la bête et à enlever boyaux, poumons et foie. Les boyaux étaient raclés, nettoyés et mis de côté dans un panier en osier. Les poumons et le foie étaient suspendus un moment pour qu'ils puissent s'égoutter. On disposait la tête et divers abattis dans un grand chaudron rempli d'eau et on laissait cuire pendant 1 h 30 à 2 h. Les femmes coupaient alors la viande en petits morceaux, la mélangeaient avec le sang et en emplissaient les boyaux qu'elles mettaient à cuire dans la même eau, pendant une bonne heure supplémentaire. Ainsi se terminait la première journée ; on goûtait le boudin, arrosé de vin de pays et de gnôle et on jouait à la manille jusqu'à deux heures du matin. Ainsi se terminait la première journée ; on goûtait le boudin, arrosé de vin de pays et de gnôle et on jouait à la manille jusqu'à deux heures du matin.

    Le deuxième jour débutait par le traditionnel casse croûte où tout le monde était convié. Puis, on commençait à découper le cochon : jambons, poitrine, lard, La viande rouge et le foie qui allaient servir à la confection de la saucisse, ainsi que la viande blanche pour le saucisson, étaient choisis à ce moment-là. Les femmes étaient chargées de les couper en morceaux et de les assaisonner avant de mettre ce mélange dans des pots en terre. On faisait cuire un peu de viande sur le grille. Il ne restait plus qu'à goûter afin de vérifier les proportions, à la plus grande joie des enfants qui savaient être là au bon moment!

    Les boudins étaient fait avec le sang cuisiné et les véritables boyaux du cochon après avoir été pendus dans une pièce fraîche où on les replissait à l'aide d'une machine à mains dont l'orifice de sortie avait exactement la grosseur d'un boudin à l'oignon. Chaque longueur de boudin estimée nécessaire pour confectionner un chapelet, se retrouvait tortillée avant d'être enroulées sur elle même en une sorte de tour à boudin.

    Une fois cuits, les saucissons étaient suspendus dans la cuisine près de l'âtre, pour qu'ils sèchent plus rapidement. Les premiers saucissons étaient traditionnellement consommés à Pâques. Quant à la saucisse, on la mangeait plus rapidement, dès qu'elle était suffisamment sèche. Du cochon, rien ne se perdait! Les os étaient consommés immédiatement en coustillous accompagnés de fayots, ou bien mis au sel pendant 8 à 15 jours pour accommoder de succulentes soupes aux choux. Un repas traditionnel aux fayots se tenait le soir du deuxième jour. Il marquait la clôture de cette fête improvisée. Certains venaient de loin pour y participer. Gigie garde le souvenir d'une ambiance extraordinaire, souvent largement encouragée par le vin et la gnôle locale. Les repas se terminaient par la dégustation des oreillettes, sortes de pâtes, entre beignets et crêpes, que l'on cuisait dans la graisse du cochon.

    Seules les femmes participaient à la troisième journée. Elles terminaient le travail en accommodant les fritons et les derniers restes. Alors, chacun rentrait chez soi, en attendant le prochain cochon que l'on tuait souvent quelques jours plus tard chez un ami ou un proche voisin.

    Peu de familles perpétuent encore aujourd'hui la " cérémonie " du cochon, comme on la nomme encore dans certaines régions. En tout cas, Gigie en à gardé un souvenir impérissable de ces grandes fêtes qui rythmaient la vie des hommes, des femmes et celle de leur terre.

     

    Les cochons et les animaux de basse-cour : c’était bien pendant un certain temps, évoquer sas souvenirs aussi ; mais l’envie d’aller sur cette balançoire était trop tentante, d’autant plus que Marguerite et Justine était punies jusqu’au soir et consignées dans leur chambre.

    Gigie délaissa ses jeux habituels pour se diriger vers la balançoire qui n’attendait qu’elle. Elle n’était pas à la hauteur de la planche où elle devait s’asseoir, mais elle se hissa tant bien que mal sur l’assise, et commença à se balancer doucement. Ce qui était le plus amusant, c’était d’avoir l’impression de s’envoler de plus en plus haut.

    Enhardie à l’idée d’aller bien plus haut que les filles de la ferme, Gigie s’élança et la balançoire répondit à son désirs de dépasser ses deux petites camarades du matin. Les gamines qui étaient punies la regardaient par la fenêtre de leur chambre, et en rageait de la voir s’amuser comme une petite folle. Gigie, du coin de l’œil, les avait vu et elle s’ingéniait à monter encore plus haut. Elle ne dissimulait pas son plaisir rien que pour les faire enrager.

    Après tout, elles s’étaient amusées toutes la matinée avec à en oublier même l’heure du repas de midi, sans remord, montrant bien que la balançoire était d’abord faite pour elles, Marguerite et Justine ne l’avaient pas invité à en profiter ne serait-ce qu’un tout petit peu. Elles avaient pris possession de la balançoire que leur père leurs avait faite, et ne lui avaient pas laissé une seule fois le plaisir de l’essayer. C’était bien son tour à présent.

    Gigie s’éclatait, et profitait de sa revanche en allant de plus en plus haut les yeux fermés, afin d’accentuer l’impression de voler jusqu’à ce que la branche, fatiguée par le mouvement, cassa net. Gigie s’envola pour de bon dans les airs en une fraction de seconde, pour aller choir dans la mare aux canards. Avec la balançoire et la branche toujours attachée aux deux cordes.

    Les canards, affolés, s’étaient encore une fois envolés en faisant des coins coins tonitruants. Les pleurs de Gigie retentirent au point que la fermière sortit dans la cour pour voir ce qu’il se passait. Quand elle aperçu Gigie dans la mare à canard toute penaude, trempée et toute crottée, elle ne peu s’empêcher d’éclater de rire car ce n’était pas la première fois que la petite fille se retrouvait en mauvaise posture.

    Gigie n’avait rien et c’était le principal. Le reste était moindre mal. Elle s’occupa de sortir la fillette de la mare et ça sentait horriblement mauvais! Ses vêtements étaient dans un état et il fallait, encore une fois, donner le bain à Gigie qui braillait de plus belle. La fermière fit chauffer de l’eau en quantité pour remplir le grand baquet de chêne que la petite fille commençait à connaître pour y avoir déjà été plongée plusieurs fois lors de ses précédentes mésaventures.

    La honte qu’elle ressentait devant les deux gamines qui étaient descendue voir le spectacle, la mit hors d’elle à un point tel que la fermière leurs ordonna de remonter finir leur punissions dans leur chambre jusqu’à temps que leur père les appelle afin de régler cette affaire car, pour une fois, Gigie n’était pas fautive, et si les deux fillettes avaient, comme elles auraient dû le faire, prêté la balançoire à Gigie, la catastrophe ne serait pas arrivée de si tôt. l’emploi en aurait été raisonnable et la balançoire existerait encore.

    Bien heureusement, Gigie n’avait pas été blessé et c’était le principal! A la suite de cette nouvelle mésaventure pour Gigie, Une double punition prenait effet dès le soir, au souper, pour les deux gamine de la ferme, afin de leurs donner une très bonne leçon qui, le père en était certain, serait retenu : celui du partage. Pas de dessert pendant huit jours leurs apprendrait à partager leurs jeux. Pour ce qui était de la balançoire, elle ne serait pas remontée de si tôt. Il y avait d’autres branches qui auraient pu faire l’affaire, mais le fermier voulait qu’à l’avenir, la punition porte ses fruits.

    N. GHIS.

     

    Historiette vécue par Gigie elle-même:

    Modifiée le 24/03/2017

    La balançoire -4-

    Les malheurs de Gigie -3-


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    Les malheurs de Gigie -1-

     

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    Les noisettes

     

    Gigie est une petite fille espiègle, pleine de fantaisie et de joie de vivre malgré ses malheurs. Sa mère la mise en pension chez une famille d’accueil en haute Normandie.

    Ce n’est pas la première fois ou elle échoue loin de sa mère dans une famille d’accueil, mais, pour une fois, elle s’y plaît bien dans cette famille ou il y a deux autres fillettes un peu plus grandes qu’elle.

    Gigie fait des bêtises comme tous les enfants de son âge et c’est souvent que ses bêtises se retournent contre elle.

    Oh ! Elle n’est pas seule à se faire gronder. Les deux fillettes de la ferme ne donnent pas leur part au chiens pour les bêtises! 

    Un jour que Gigie se promenait avec Marguerite, la plus grande des fillette, Justine sa sœur, et deux les deux autres gamines de la fermes avoisinant la famille d’accueil: Patricia et Pierrette, quatre amies ayant respectivement entre neuf, dix, onze et douze ans, plus Gigie âgée de huit ans, décident d’aller à la cueillette des noisettes : c’est la pleine saison, mais pour cela, il faut traverser deux champs: celui où broutent des vaches, et un autre champs ou le taureau est tout seul dans son coin.

    Il est séparé des vaches par une clôture en fils de fer barbelés pour des raisons évidentes que seuls les fermiers connaissent. 

    Les cinq fillettes ont trop envie de cueillir des noisettes pour les déguster ensuite en éclatant leur coquille entre deux pierres.

    Il faut de décider à traverser ces deux champs, Mais Gigie hésite un peut, à suivre ses compagnes, car il faut passer entre les fils barbelés des clôtures séparant ces fameux champs.

    Les quatre fillettes, plus hardies qu’elle, se décide à braver les obstacles. Gigie ne voudrait, pour rien au monde, déchirer sa belle robe plissée écossaise que sa maman lui a envoyé de Paris.

    Elle sait que le taureau est dangereux, et qu’il a l’habitude de charger tout ce qui est rouge, et justement, Gigie à une robe écossaise rouge. Ses copines l’incitent pourtant à ne pas faire cas du taureau qui est occupé à brouter.

    L’appel des noisettes à déguster fraîches, étant plus fort que sa raison, la voilà qui s’engage dans le champs avec rosalie, Marguerite et les deux autres gamines des fermes voisines.

    La traversée du champs des vaches se passe très bien. Enhardies par ce premier succès, elles s’aident mutuellement à passer la clôture de barbelés où broute le taureau. Tout se passe sans problème.

    Les cinq fillettes arrivent sur le bord du ruisseau après avoir passé la dernière clôture. Les noisetiers sont chargés de belles noisettes encore dans leur habit de feuillage gris vert.

    Toutes les cinq commencent à faire chacune la cueillettes des fameux fruits d’automne tant désirés. Cette envie de noisettes fraîches étant une idée tout à fait imprévue, les fillettes n’ont pas pris de panier pour les recueillir.

    Prises de court, elles ne trouvent pas autre chose que leur jupe ou leur robe pour leurs servir de réceptacle. Une fois les jupes et les robes bien remplies, les gamines pensent au retour, mais cette fois, elles sont chargées et il leurs faut faire le chemin à l’envers, ce qui n’est pas chose facile quand on a les jupes et des robes relevées jusqu’à mi-cuisses, et qui contiennent facilement un kilo, si ce n’est plus, de belle noisettes toutes fraîches.

    Les voilà toutes les cinq sur le chemin du retour, évitant les bouses de vaches qui se trouvent sur leur chemin. Elle arrivent, tant bien que mal, avec le devant de leur jupe et robes pleines de noisettes, à se faufiler à traverser le premier champs aussi clôturé de fils barbelés.

    Elles s’aident à nouveau, mutuellement, et les voilà dans le champs ou le taureau commence à s’énerver à la vue de ces cinq jeunes écervelées qui déambulent dans son près.

    Les petites ne savent plus si elles doivent rester sur place, avancer ou reculer. La plus grande, Marguerite, se décide à faire deux, trois pas, sans alarmer le taureau qui est, en apparence, calme. Voyant qu’il ne se passent rien, elle avance encore un peu plus.

    Justine, sa sœur, se décide à la suivre sans un mot, et les deux autres suivent. Gigie n’ose toujours pas se risquer à faire comme ses amies. Tant bien que mal, et en silence, les quatre gamines arrivent à l’autre bout du près, passent les barbelés sans encombre et s’aperçoivent que Gigie ne les a pas suivi. Étonnées de cette hésitation, elles se mettent à faire de grands gestes d’une mains puisque leur autre main tient le devant de leur vêtement.

    Gigie ne bouge toujours pas, les yeux fixés sur le moindre mouvement du taureau, elle tremble comme une feuille. Le taureau sentant son hésitation, la fixe en se mettant à beugler et à gratter du sabot. Gigie est pétrifiée, le devant de sa robe plissée pleine de noisettes commence à se faire encombrant. Ses quatre amies l’encouragent à bouger avant qu’il ne soit trop tard.

    Elles se mettent à gesticuler et à lui crier de courir avant que le taureau ne se décide à charger. Gigie fait un pas, puis deux, et la voilà qui par dans une course folle afin d’atteindre l’autre bout du près, suivit par le taureau décidé à la rattraper. Au milieu du champs, elle se décide à lâcher son précieux butin pour aller plus vite et gagner du terrain sur la bête.

    Ses multiples retournements pour voir où le taureau en était de sa charge, ne lui facilite pas la tâche et la font marcher en plein dans les bouses qui se trouvaient être sur le chemin emprunté au retour de leur expédition. 

    Ses belles sandales sont pleines de caca de bovin, (ce que l'on appelle de la bouse de vache), et ça sent mauvais, mais elle ne pense qu'à une chose : échapper à ce monstre.

    Sa course folle l’amène jusqu'aux barbelés avec des sandales toutes crottées. Elle plonge littéralement entre les lignes de fils de fer barbelés que les gamines avaient écarté pour lui faire un passage, et sans se poser de questions sur le taureau qui arrivait sur elle à la vitesse, lui semble t-il, d’un troupeau de mille taureaux emballés.

    Elle se retrouve de l’autre côté de la clôture après s’être emberlificotée dans ces fameux fils barbelés. Sa jupe toute neuve est déchirée. Quant à ses bras et ses jambes, ils sont égratignés de partout.

    Sa robe est en lambeau: c’est vrais ! mais le bovin à raté son coup. Ouf ! Elle est sauvée même si ses jambes et ses bras sont recouverts d’égratignures sanguinolentes.

    En plus de la peur qu’elle à eu de se faire piétiner par l’affreuse bête, elle se retrouve sans ses précieuses noisettes, les jambes et les bras massacrés, sa robe irréparable, et ses sandales pleine de bouse. Ça ne sent pas la rose !

    En se rendant compte du désastre, Gigie se met à pleurer à chaudes larmes. Il va falloir aller se montrer à la fermière, et au gros fermier à la grosse voix qui lui fait peur. Pour la consoler un peu, et se donner du courage, ses quatre autres fillettes décident de partager les noisettes en part égales, mais Gigie pleure toujours à la pensée de se faire disputer et punir par les fermiers. Les quatre gamines, d’un seul cœur, se proposent d’aller expliquer l’affaire à la fermière, et de faire bloc afin d’éviter une grosse punissions collective.

    En voyant arriver le petit groupe, la fermière effarée, leurs demande ce qu’il s’est passé pour que Gigie soit dans un tel état. En entendant le récit des deux fameux champs à traverser, ainsi que le champs du taureau, de faire le plein en se servant de leur jupe et de leur robe, et ensuite, refaire le chemin en sens inverse en repassant dans l’enclot où le taureau commençait à donner des signes d’impatience en les voyant de nouveau traverser son près, et ce qui leurs était arrivé à cause de lui, la fermière éclata de rire devant l’air penaud de Gigie. Interloquées, les fillettes la regardèrent, et essayèrent de comprendre la raison de son hilarité.

    Elle leur expliqua que ce n’était pas la faute de la robe écossaise rouge qui avait mit le taureau en colère, mais le bruit qu’elles ont fait de l’autre côté de son près en interpellant Gigie. Il ne fallait pas gesticuler, ni crier à Gigie de courir et de se dépêcher pour retraverser l’enclot qui est son domaine.

    C’est cela qui l’a mis en colère. Les taureaux n’aiment pas qu’on envahisse leur territoire. Ne recommencez plus, mes enfants, sous peine d’être piétinés la prochaine fois!

    Après avoir comprit qu’il ne fallait plus aller du côté de ce champs à cause du fameux gros taureau, les fillettes promirent de ne plus s’y risquer, même pour cueillir des noisettes.

    Après tout, des noisettes, il y en avait ailleurs! Les filles des fermiers voisins dirent au revoir à la fermière, et retournèrent dans leurs familles respectives, tandis que Gigie qui pleurait toujours, dû, tant bien que mal, supporter les soins de la fermière à coups d’alcool à quatre vingt dix et de mercure au chrome pour sécher les plaies.

    Marguerite et Justine n’en menaient pas large parce qu’elle avaient entraîné, avec leurs deux autres camarades, Gigie dans leur mésaventure. L’odeur des bouses de vaches embaumaient encore la salle de ferme et la fermière dû les nettoyer dans la cour. Le soir, au retour du champs, le fermier rit de bon cœur en entendant le récit fait par sa femme, de ce qui était arrivé aux enfants.

    La leçon leurs a bien servit. Gigie n’est jamais plus retournée dans le près du taureau; mais elle ne s’est pas gênée, avec ses petites camarades, d’aller, devant la clôture de son près, le narguer maintenant qu’elles ne craignaient plus rien. Ah ! Il trépignait et beuglait le bougre en les voyant se trémousser, chanter et faire les belles devant lui ! Mais les barbelés faisaient bien leur office, et les fillettes ne se privaient pas de l’embêter. Quand enfin le taureau arrivait bien trop près de la clôture au fils barbelés, elles se sauvaient en courant et en riant. Les imprudentes ne savaient pas qu’il aurait très bien pu sauter cette clôture s’il l’avait voulu.

    Gigie se souvient encore de ce taureau comme si c’était hier. Elle se souvient aussi, non sans nostalgie, des noisettes, des près à traverser, pour les cueillir, et du taureau qui l'avait coursé : ce qui lui permet, aujourd’hui, de vous raconter ce souvenir qu’elle n’a jamais oublié.

     

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    N. GHIS. 29 Novembre 2016 

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    l’abricotier et le poulailler

     


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  • COCORICO!!!  

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    l’abricotier et le poulailler

     

    Chaque jeudi après-midi, après ses corvées, alors qu’il n’y avait pas classe, Gigie allait souvent chercher, à la ferme voisine, sa petit camarade de jeux, Patricia, pour aller se promener dans les environs. Chaque fois qu’elle venait la chercher, Gigie fixait son attention sur un bel arbre, plein de fruits appétissants, qui dépassait du toit où étaient abritées des poules sur un des côtés qui avait sa propre entrées, et sur l’autre côté, des canards ayant également leur propre entrée pour aller et venir à leur guise. Gigie s’étonnait que chaque année, lors de la saison, les fruits séchaient sur place, pourrissaient, et quand il y en avait sur le sol et autour du poulailler (et il y en avait), c’était pour les cochons: les parents de Patricia ne les ramassaient pas, du moins, lui semblait-il. De beaux fruits comme ça ! C’était pour Gigi du gâchi et incompréhensible! Elle ne comprenait pas ?

    Ce bel arbre fruitier, les fermiers ne l’avaient pas coupé, et avaient bâti le fameux poulailler autour de l’abricotier. On ne voyait qu’eux Chaque fois que l’on passait dans la cour de la ferme : ces gros fruits orange étaient bien tentant, et faisaient saliver Gigie.

    Toujours pleine d’idées, de bonnes initiatives et, aussi, pour faire une bonne action, elle demanda à sa petite copine si elle ne voulait pas aller avec elle les cueillir pour faire une surprise à ses parents.

    « Quel dommage de laisser perdre d’aussi beaux fruits! » pensait Gigie chaque fois qu’elle allait chercher sa camarade de jeux.

    La tentation était grande d’en manger quelques uns tout en les cueillant, et Gigie salivait à la pensée de se régaler. L’arbre était très haut et s’étalait majestueusement au dessus du poulailler, ce qui rendait l’approche assez difficile afin d'atteindre quelques uns de ces fruits si tentants.

    Les deux gamines décidèrent de monter sur le toit, fait de plaques de taule ondulées, en calandrite, afin d’atteindre les abricots. Le poulailler était d’une hauteur équivalente au tronc de l’arbre : « Il n’est pas difficile de l’escalader », pensa Gigie. Et ça gambergeait dur dans sa petite tête!... Elle finit par convaincre Patricia qui, du haut de ses neuf ans, était, elle aussi, très gourmande.

    Gigie était juste un peu plus jeune d’un an que sa compagne, mais elle était très débrouillarde à son âge, et elle n’avait peur de rien, sauf du taureau du champs voisin. Les gamines se firent la courte échelle en se servant des bûches de bois empilées contre un des murs d'un des côtés du poulailler dont les ouvertures se présentaient face à elles. Gigie se hissa la première, et elle entreprit d’aider tant, bien que mal, sa camarade de jeux, sur le toit, en faisant attention de ne pas se blesser car les taules, même en calandrite étaient coupantes sur les rebords, en plus de se casser facilement sous le poids.

    Gigie n’avait pas conscience de la rondeur de Patricia qui était une petite fille déjà très Potelée. Elle n’avais pas, non plus, demandé ce service à la plus mince des deux sœurs, et qui était aussi la plus grande en taille et en âge, et elle avait encore moins demandé la permission à la fermière. Il aurait mieux valu ! Cela aurait évité bien des problèmes à venir...

    Donc, une fois sur le toit, Gigie ayant prit, cette fois, le soins de se procurer un grand panier d’osier, et une longue corde, passa la corde par dessus une des branches de l’abricotier, et hissa le grand panier d’osier qui attendait bien sagement sur le tas de bois, un peu plus bas. Les deux petites coquines était impatientes de remplir le panier mais, avant toute bonne récolte, Gigie et la fillette de la ferme commencèrent par se régaler, décidant d’un commun accords, que le travail commencerait après.

    Tout en cueillant les gros abricots, elles s’en empiffraient à s’en faire craquer le ventre. Le panier ne se remplissait pas si vite que ça, mais elles étaient très fières de leur initiative et de leur prouesse, très heureuses de ramener plein de ces beaux fruits aux fermiers qui, Gigie en était sûr, en prépareraient un panier pour la ferme ou elle habitait, et elle se réjouissait à l’avance d’être la commissionnaire. Elle s’imaginait, tout en ramassant les délicieux fruits, qu’elle les apportait à la fermière pour faire de délicieuses confitures dont on se régalerait l’hiver. Gigie qui adorait les abricots, était sûr qu’il y en aurait aussi pour le dessert du soir. Ils étaient gros, sucrés et juteux ces abricots!

    La cueillette allait bon train quand, tout à coup, la fermière qui passait pas là, s’écria : Mais que faites vous là-haut, petites malheureuses! Elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase que Patricia disparut en premier du toit, suivit, quelques secondes après, par Gigie. On entendit des caquètements, les coins-coins affolés des bestioles qui se trouvaient à l’intérieur du poulailler, en plus des filles qui pleuraient à plein poumons. Toutes deux avaient atterrie sur le derrière dans la paille réservée à la ponte des poules. En dégringolant du haut du toit en espèce de taule  ondulée, Patricia et Gigie avaient démolit pratiquement tous l’intérieur du poulailler, si bien que les poules voletaient de droite et de gauche, tandis que et les canards, eux, s’envolaient par le gros trou au dessus de leur tête et la fermière avait bien du mal à entrer dans le poulailler dont une bonne partie était détruit. Le spectacle était fort amusant : Patricia se retrouvait avec le coq sur la tête qui « cocoricotait » au beau milieu de la journée et des poules affolées : chose qui n’était pas commune. Il fallait bien le dire ! Et ça Gloussait et caquetait de tous côtés.

    Gigie, elle, se retrouvait en prise avec un gros canard qui en voulait absolument à ses cuisses et à ses doigts alors qu’elle se débattait pour ne pas qu’il arrive à ses fins, ce qui la faisait hurler de plus belle. C’était un vacarme indescriptible! La mère de Patricia qui s’était frayé un chemin parmi tout ces volatiles, avait bien du mal à se mettre en colère et à garder son calme malgré les dégâts causés par les fillettes. Les taules ondulées qui n’étaient pas toutes neuves, ayant  cédé sous le poids de Patricia et de Gigie, plusieurs canards avaient décidés de prendre la poudre d’escampette pas le toit resté libre d’accès. Les abricots s’étaient répandus, dans tout le poulailler. Une poule s’était perchée sur le panier d’osier et le reste des canards continuaient de s’envoler par le trou du toit resté à l’air libre. Dans tout ce capharnaüm, la fermière essayait d’y voir clair, à commencer par sortir de là les deux imprudentes enfants, non s’en les gronder pour la forme, car c’était tellement comique, qu’elle n’arrivait pas à garder son sérieux.

    Heureusement, les fillettes n’étaient pas blessées,car les taules étaient rouillées. Quant aux volatiles, principalement les canards qui s’étaient envolés se rattraperaient facilement. Seuls, les travaux qu’il faudrait accomplir au retour des champs par son époux afin de refaire le poulailler à l’identique, restaient à considérer, et ce n’était pas une mince affaire! Il y avait bien pour une journée de travail... Les renards maraudaient la nuit, et ça aussi était à prévoir: Il ne fallait pas qu’à cause de la bêtise des enfants, ils perdent leur bêtes! Il fallait remédier à cela avant que le jour ne finisse.

    Enfin: il y avait plus de peur que de mal pour les deux petites coquines! Restait à savoir la punition pour ne pas avoir demander la permission de cueillir les fruits, et puisque les fruits étaient là, il serait bête de les laisser perdre! Il y aurait donc des confitures pour l’hiver, mais Patricia comme Gigie, chacune dans leur ferme respective, en seraient privées. Telle était leur punition pour avoir saccagé le poulailler à cause de leur gourmandise et leur imprudence. A la saison d’hiver, après un bon repas, elles regarderaient donc, chacune chez elles, tout le monde se régaler de confitures aux abricots... sauf elles. La bonne nouvelle qui ressort de cette histoire, c’est que le fermier décida de faire un toit en dur afin de pouvoir récolter les abricots chaque années, pour en manger à la pleine saison, et aussi, faire, avec le reste de la récolte, des confiture pour l’hiver tellement l’arbre produisait de fruits.

      

    Souvenirs d’enfance: N. GHIS. 01 Décembre 2016

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    l’abricotier et le poulailler


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