• Les malheurs de Gigie -3-

     

    Les malheurs de Gigie -3-


      Les malheurs de Gigie -3-

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    La collecte des œufs

     

    Gigie, toujours pleine de bonnes attentions, cherchait quelque choses à faire pour plaire à la fermière à qui elle s’attachait un peu plus chaque jour. Oh! Elle était choyée! Il n’y avait pas de différence avec les deux fillettes de la ferme: Marguerite et Justine.

    Mais Gigie ne connaissait pas toutes les habitude de la ferme: ce qu’il fallait faire, et ne pas faire. Dans la cour de cette ferme, il y avait la basse-cour, la mare à canard, plus loin, les endroits ou l’on enfermait les truies qui allaitaient les petits.

    Lorsqu'elles avaient leur petit cochons de lait, elles étaient très méchantes, ces truies et elle n’hésitaient pas à mordre si l’on passait la main dans leur enclot. Chaque truie avec leurs petits cochons de lait était dans des boxes séparés par des murets de un mètre cinquante environ, et les enfants n’avaient pas le droit d’y aller, même pour regarder les petits cochons à la mamelle, car mettre ses mains sur le muret n’était pas du tout prudent et très dangereux.

    Mais lorsque Gigie avait une idée en tête, rien ne la faisait changer d’avis. Elle ne voyait pas les conséquences de ses actes parce que trop jeune encore. Ce qu’elle voyait, c’était le plaisir qu’elle pouvait faire à la fermière en rendant service.

    A côté de chaque box ou logeait une truie et ses petits, était une sorte de passage pour que les fermiers puissent aller et venir sans encombre entre les boxes pour remplir les auges à cochon. Dans la porcherie où la devanture était ouverte sur l'air libre, les poules avaient une sale habitude d’aller pondre leur œufs le plus haut possible sur des nids confectionnés à leur convenance entre, et sur les grosses poutres qui tenaient la toiture.

    Gigie tournait et retournait son projet dans sa petite tête de linotte, afin d’aller ramasser les œufs bien avant que la fermière n'est eu le temps de le faire. Elle avait remarqué qu’entre chaque boxe où se trouvaient les truies, il y avait des échelles qui menaient jusqu’au nid des poules qui aimaient être perchées pour pondre.

    Toutes n’avaient pas les même manies, heureusement! Et Gigie se dit qu’elle pouvait commencer par celles qui pondaient un peu n’importe où avant d’attaquer les nids perchés en hauteur. Elle prit le panier réservé à cet effet et s’en alla gaiement à la recherche des œufs. Elle en trouva dans les vieux pneu de tracteur usagés où les fermiers avaient pris soins d’y mettre de la paille, et, bien sûr, dans le poulailler.

    Il fallait, maintenant s’attaquer aux œufs qui se trouvaient en hauteur. L’affaire se trouvait être plus ardue, et Gigie était une petite fille menue. Elle entreprit de laisser la panier plein d’œufs en bas, près des échelles qu’elle empruntait afin d’aller chercher les œufs, puis elle montait précautionneusement, échelon par échelon, en faisant bien attention de ne pas tomber dans un des box aux truies qui l’auraient mordu, si ce n’était pire.

    Gigie bravait ce danger tout en sachant ce qui l’attendait si une imprudence de sa part se produisait. Après avoir fait le tour de tous les nids en hauteur, et très contente d’elle-même, elle s’apprêta à redescendre doucement pour ne pas effrayer la dernière truie toujours dans son boxe avec ses petits, mais cette fois, son petit panier l'encombrait, l’anse passée dans son petit bras, elle loupa un échelon qui se trouvait être à un mètre cinquante du sol, donc tout prêt du rebord du muret qui retenait la truie et ses petits.

    Elle y posa le pieds pour ne pas tomber dans la porcherie, toujours avec son petit panier dans le bras qu’elle prit soins de ne pas faire tomber. La truie, voyant le beau petit mollet bien tendre que Gigie lui présentait sans le vouloir, essaya de l’attraper pour le manger. C’est que c’est féroce une truie qui a des petit! Et même sans petits cochons à nourrir, la truie, par nature, est carnivore!

    Gigie eut tellement peur qu’elle ne prit pas le temps de se rattraper et elle sauta du muret sur le sol, tenant toujours précieusement son chargement d’œufs. Ouf ! C’était de justesse ! Reprenant son souffle et ses esprits car elle en tremblait encore, Gigie récupéra l’autre panier ou elle y plaça très doucement les quelques œufs qu’elle avait si durement récupéré. Elle remit l’autre petit panier vide à sa place, et s’en alla joyeusement en trottinant et sautant à la recherche de la fermière qui devait se trouver dans l’étable.

    A force de bringuebaler les œufs, et sans se douter de ce qui allait lui arriver, Gigie, toute heureuse apporta sa récolte jusque devant la fermière au moment même où une explosion spontanée de plusieurs œufs recouvrit Gigie d'un liquide nauséabond qui en fut toute éclaboussée. l’odeur était insoutenable! Devant le désastre, la fermière prit les œufs des mains de Gigie sans oublier, sur le moment, de la gronder.

    Gigie se mit à pleurer à chaudes larmes en lui expliquant qu’elle n’avait voulu que lui rendre service en ramassant les œufs. Avant toutes autres explications, il fallait nettoyer Gigie qui sentait horriblement mauvais. Et la Gigie recouverte d’œufs pourris, dû se laisser déshabiller, puis tremper dans un très, mais très grand baquet en chêne plein d’eau chaude pour essayer d’enlever cette puanteur.

    La fermière dû la brosser avec une brosse à chien dent, l’essuyer, et dû se résoudre, encore une fois, à l’arroser avec de l’eau de lavande de la tête aux pieds! Gigie ne s’était pas calmée, et l’odeur s’était accrochée à elle, que s’en était insupportable.

    (A côté, d’œufs pourris, l'odeur d'une moufette ou d'un sconce quand il décide de l'arguer ses défenses en pétant sur son adversaire, n'était que du Chanel N° 5 !)

    Le litre d’eau de Cologne y passa carrément! Pour ses vêtements, il ne fallait même pas en parler! La fermière fît asseoir Gigie prêt de la grande cheminée avant de sortit le tas de ses habits qui n’étaient que puanteur, pour les mettre à tremper loin de la grande salle de ferme dans un grand baquet avec de l’eau et du savon noir.

    Lorsque Gigie fut un peu calmée, elle lui raconta sa mésaventure. la fermière comprit ce qui c’était passé, et lui expliqua que dans chaque nid de poule, on laissait toujours un leurre qui était, en général un œuf en plâtre; mais comme elles pondait un peu n'importe où, les fermiers n'avaient pas toujours sous la main ce genre d'objet.

    Il fallait incité les poules à pondre et donc, ils disposaient souvent un vrai œufs et le laissaient pendant des mois, si non plus afin d’habituer les poules à revenir au même endroit pour pondre. En voyant l’œuf, les poules croyaient qu’on n’avait pas touché à leur nids, et elles pondaient plus facilement. En ne faisant pas de différence entre les bons et les mauvais œufs, à force de les remuer en sautant, Gigie s’était exposée, sans le savoir, à l’explosion des œufs qui étaient pourris plein de gaz, et qu’il ne fallait surtout pas ramasser.

    Gigie fît les frais d’une leçon qui n’était pas gratuite puisque l’odeur des œufs pourris la suivirent pendant au moins une bonne semaine, même avec toute l’eau de Cologne avec laquelle, chaque jour, la fermière la frictionnait. C'est que c'est tenace une odeur d’œuf pourrit!

     

    Souvenirs d’enfance: N. GHIS. 02 Décembre 2016

     

     C'est bien connut que les poules pondent un peu n'importe où, et surtout dans des endroits insolites! Les poules sont fantasques et mettent leurs œufs dans des endroits où nous n'aurions même pas l'idée d'aller les chercher.

    gif poule

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 4 Décembre 2016 à 12:27

    Bonjour ma petite Ghislaine,

    Je viens de lire ton commentaire et je m'empresse de venir sur ton blog. Je suis fan de tes écrits tu me connais ! J'ai lu ta nouvelle et cela m'a bien amusé.Ah ces poules lol Lorsque j'aurais un moment de libre je lirais tes autres nouvelles avec les poules, ça doit aussi valoir le coup.

    Ton imagination est toujours galopante, c'est cool ! En ce moment j'ai l'idée d'écrire une nouvelle médiévale.J'ai les images et les scènes devant les yeux...

    Je 'ai pas eu ton message.Tu l'as envoyé sur mon portable ? Il est souvent éteint, je l'allume le matin et le soir c'est tout...A propos d'Ekla, il y a quelques jours j'avais envoyé un mail à la webmaster pour demander ce qui se passe, elle m'a répondu qu'ils ont subi une attaque de tentative de piratage et que c'est en cours de résolution.Pas étonnant que ça déconnecte souvent pff ! 

    Merci pour la belle image féerique, elle ira dans un article.

    Gros bisous ma Ghis smile

    Florence

    2
    Lundi 5 Décembre 2016 à 16:57

    bonjour Gigi j ai adore cette histoire , ou vas tu chercher tout ça , c' est adorable

    hihi,, tu as plein de petites nouvelles, ça a l air passionnant , je reviendrais on a eu des soucis pour se connecter , et ce week end , j avais mon fils , pas beaucoup de temps, mais la je vais le prendre

    j adore tes ecris , bonne fin d'apres midi Gigi

    bisous Elyci

      • Lundi 5 Décembre 2016 à 17:48

        Bonsoir Elyci,

         

        Ces petites historiettes comme je les appelle: je les ai vécu. LOL! Je voulais faire un condensé de mes souvenirs les plus agréables de petites fille en y repensant. Elles valent que l'on s'y attarde car, lorsque moi je les ai écrites, elles m'ont fait rire en revoyant les scènes de chaque histoire. Et je peux te dire que lorsque le les raconte, je fais rire toute mon assistance ! D’ailleurs, c’est ce qui m’a donné l’idée de les écrire. Merci pour ta visite et passe une très bonne soirée chère Elyci!

        Amitié, Ghis.

    3
    Samedi 10 Décembre 2016 à 14:30

    Bon week end Ghislaine 

    C'est toujours amusant de raconter ses souvenirs d'enfance ...et de les relire . 

    C'est une trace que l'on laisse derrière soi ...

    Amicalement 

    Nicole

     

      • Samedi 10 Décembre 2016 à 17:24

        Tu as raison, surtout que ce sont les meilleurs souvenirs que j'ai pu a eu à faire beaucoup d'efforts pour m'en souvenir: ils m'ont toujours accompagnés. merci pour être passé chez moi. J'espère que tu as eu bien chaud avec les cheminées qui marchent en permanence?  Hi!hi!hi! Passe un très bon Week-end! je te souhaite également de très bonnes fêtes de fin d'année! Amicalement, Ghis.

      • Samedi 10 Décembre 2016 à 21:03

        Hihihi Ghislaine de quelles cheminées tu parles ? 

        je n'en ai pas hihihi pourtant j'aimerai bien

        alors je me contente du chauffage collectif , je suis en appartement .

        Bonne soirée 

        Amicalement 

        Nicole

    4
    Dimanche 11 Décembre 2016 à 09:53

    hi!hi!hi! mais je perle des cheminée du blog! J'en ai mi de tous les côtés dans les menus.  C'est une blague pour te faire rire. Là, ou tu a laissé ton message, il y en a une juste sur la droite à côté de toi! J'en ai mis partout pour réchauffer l'atmosphère. Je t'ai bien eu là!  Amitié. Ghis.

      • Dimanche 11 Décembre 2016 à 09:59

        mdr !!!! 

        Alors là tu m'a bien eu ...

        je suis pliée en deux devant mon PC   ...

        Ah oui alors j'ai chaud , j'ai même très chaud hihihi je crois que je suis trop près 

        En tous les cas c'est bien de rire dès le matin .

        Bon Dimanche Ghislaine 

        Amitiés 

        Nicole

    5
    Dimanche 11 Décembre 2016 à 10:18

    A toi aussi chère Nicole: passe un très bon dimanche! Bisous.

    6
    Dimanche 11 Décembre 2016 à 10:23

    coucou Gigi je vois que ça rigolo ici , c est bien des cheminée ha oui tu en as pas mal 

    c est beau le feu de cheminée , j adore ça , mais j en ai pas 

    alors je vais mettre a cote de la tienne la a droite

    bisous tendresse ma douce amie

    Elyci

      • Dimanche 11 Décembre 2016 à 10:41

        Bonjour chère Elyci,

        Oui: réchauffe toi le cœur auprès de ma cheminée. C'est sensiblement la même que celle ci qui est  à la maison. J'espère que tu n'es pas seule pour les fêtes? Que tu as ta famille auprès de toi, au moins quelques personnes avec toi, ou que tu es invitée?

    7
    Dimanche 11 Décembre 2016 à 10:46

    tu vois je suis la a Noel je suis seule avec mon chat mais le 31 je suis avec ma soeur

    j ai l habitude tu sais , je deteste les fetes que ça passes tres vite et que l on en parles plus

    je t embrasse merci pour le feu de cheminée ma douce amie

    je t adore tu sais , prends soin de toi et je suis la si tu as besoin

    Elyci

    8
    Lundi 19 Décembre 2016 à 10:24

    Coucou ma gentille Ghis

    J'ai lu et comme toujours j'ai adoré

     je suis trés "nouvelles"

    Hier je suis allée a la signature d'un livre et dansles oeuvres présentées il y avait des nouvelles,

     l'auteur me dit"ça se vent mal ce sont des nouvelles" et bien moi j'ai choisi  ce livre.

    Et voila Noel frappe à notre porte

     dernière ligne droite, les enfants s'impatientent.

    Je serai un peu moins présente.

    Je te souhaite plein de bonnes choses

    pour cette période de fêtes

    essayons si possible d'oublier un peu les soucis.

    Un gros bisou

    Marjolaine

      • Lundi 19 Décembre 2016 à 10:48

        Merci Marjolaine pour ton passage toujours généreux et amicale. Qu'elle est belle cette image!  Merci de me l'avoir fait cadeau. Je te fais de gros bisous. Passe de très bonne fêtes mon amie! Amitié, et tendresse, Ghislaine.

    9
    Samedi 7 Janvier à 19:03

    Coucou Ghis. Quel régal tes petites histoires. J'ai éprouvé un réel plaisir à lire celle-ci et j'ai ri. Bon week-end à toi ma belle amie. Bisous de Kannelia.

      • Samedi 7 Janvier à 19:25

        Je suis heureuse que tu ai ri de bon cœur,  car ces histoires me sont vraiment arrivées.

        Bon week-end à toi aussi chère kannelia! Repose-toi bien. Amitié, Ghis.

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